Al Hoceima - Maroc

Agir contre la pêche à la dynamite

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Par sa simplicité et un rapport gain/coût plus qu’avantageux, la pêche à la dynamite attire de plus en plus de pêcheurs, et surtout ceux du littoral d’Al-Hoceima. Selon l’association AGIR (Association de Gestion Intégrée des Ressources), ils sont une quinzaine de personnes à pratiquer cette activité illégale dans la région pour une pêche «miraculeuse» estimée à 367 tonnes par an, soit environ 6% de la quantité totale de poisson extraite annuellement dans la zone.

Comment ça marche ?
Le procédé est on ne peut plus simple : le pêcheur se positionne sur une falaise afin de guetter le passage d’un banc de poissons. Lorsque ces derniers montrent « le bout de leurs nageoires », le pêcheur jette une dynamite, les poissons meurent en groupe et remontent à la surface pour être cueillis sans effort.

L’impact sur l’environnement
Les conséquences de ce procédé sur l’environnement sont évidemment néfastes. En effet, lorsque l’on sait que le rayon d’action (ou onde de propagation) d’une explosion est beaucoup plus étendu en milieu aquatique qu’à l’air libre, il est aisé d’imaginer l’ampleur des dégâts. La destruction affecte l’ensemble de l’écosystème avec un taux de gaspillage très élevé, car selon les membres d’AGIR, « le pêcheur » ne récupère que 1% de ce qu’il a détruit.

Sur la ligne front
Parallèlement à d’autres initiatives menées sur le terrain telles que la création de coopératives de femmes de pêcheurs spécialisées dans la fabrication d’outils écologiques de pêche, ou encore la campagne de nettoyage des filets abandonnés au sein du PNAH, l’association AGIR a fait de la lutte contre la pêche à la dynamite un de ses chevaux de bataille.

Pour ce faire, ses membres ont opté pour la manière douce, à savoir, la sensibilisation, la communication et la formation à l’instar des débats qu’ils organisent en présence de pêcheurs mutilés à cause de l’utilisation des explosifs. Et la démarche semble avoir fait mouche, en témoigne la disparition quasi complète de cette pratique dans la région en deux ans (2014-2015). Enfin, il convient de rappeler que cette méthode de pêche indigne va à l’encontre du code moral qui régit ce métier depuis la nuit du temps. Alors gare à la colère de Thalassa, déesse de la Méditerranée !

ÉQUIPE

Achraf Najib

Administrateur

Houcine Nibani

Président

Abdelouahed Kaikai

Collaborateur

COORDONNÉES

N°1 Rue Oujda / Quartier Al Menzeh,

Al Hoceima, 32000

Maroc

Tel : 212-539-840009

agirnibani@gmail.com

https://agir-env.org

FACTS

La partie marine du Parc National d’Al Hoceima héberge plusieurs espèces de dauphins : le dauphin commun, le dauphin bleu et blanc et le grand dauphin. Les grottes existant au niveau de ce parc constituent occasionnellement l’abri du phoque moine disparu de la zone et menacé d’extinction, à l’échelle internationale.

 

 

Source : www.eauxetforets.gov.ma

 

LE MAROC EN ACTION

Le Royaume est un membre de l’Organisation maritime internationale (OMI) et soutient toutes les actions de cette organisation qui encourage une coopération solidaire entre les États membres, œuvre pour le renforcement des services portuaires, la protection du milieu marin et la coordination des pays en matière de recherche et de sauvetage maritimes, de prévention et de lutte contre la pollution de l'environnement marin.

 

 

 

Source : lematin.ma

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