Ouarzazate - Maroc

Aït Ben Haddou : quand l’Homme, la Nature et la Culture s’associent

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À 30 km de la ville d’Ouarzazate, dans une vallée qui était un point de passage traditionnel des caravanes reliant Marrakech au sud du Sahara trône le majestueux Ksar d’Aït Ben Haddou. Le site et son environnement immédiat constituent un patrimoine remarquable qui depuis 1987 est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Fondée en 1989 par un groupe de volontaires issus du Ksar, l’association Ait-Aissa pour la culture et le développement travaille depuis pour la conservation du village.

De la réflexion à l’action

Depuis sa création, l’association a entrepris une mure réflexion afin de dégager une feuille de route pour préserver ce patrimoine naturel et culturel. Au-delà des murs du Ksar, l’association a cherché à conserver également le mode de vie lié au site. « Un projet intégré, durable et équilibré tridimensionnel alliant un lieu de vie, un site musée et offrant des ressources économiques à ses habitants », telle s’est déclinée la vision de l’association.

Un lieu de vie économiquement viable

Un Ksar ancestral a une valeur inestimable. Mais, un Ksar bien préservé où vivent toujours des habitants selon des modes traditionnels respectueux de la nature a plus de valeur encore. C’est ainsi que convaincue de la nécessité d’encourager les habitants à réinvestir leurs habitations, l’association a prévu plusieurs aménagements dans le village. Aussi, la vie quotidienne du Ksar a bénéficié de divers projets au profit de la population et de la jeunesse, notamment d’activités génératrices de revenu.

Un espace d’Histoire et de Culture

L’association Ait-Aissa s’applique également à créer un circuit de visite guidée dans les espaces du village. Pour favoriser l’écotourisme et le tourisme culturel, plusieurs maisons thématiques sont en projet : Cinéma, patrimoine oral, auberge de jeunes, artisanat, à chaque arrêt un espace dédié à une thématique. Les touristes pourront y trouver des espaces culturels qui renseignent sur la valeur des lieux et du lègue historique et culturel qui s’y attache. L’initiative de l’association Ait-Aissa fascine par son approche globale et intégrée où l’Homme, la Nature et la Culture sont les trois facettes indissociables d’importance équivalente. Une initiative réplicable dont l’expérience pilote fait déjà office de modèle en la matière.

ÉQUIPE

EHOU ABDELLAH

Président

HAJOUBE BACHE

Secrétaire général

AKTOUL NOREDDINE

Conservateur

COORDONNÉES

Ouarzazate,

Maroc

www.association-aitaissa.com

FACTS

Abandonné pendant longtemps au profit du béton et du ciment, jugés plus modernes, le pisé, jadis considéré comme archaïque, est désormais ressuscité. Les raisons ? Plus écologique, plus économique, plus naturel et moins gourmand en matériaux, le pisé est parfaitement raccord aux normes environnementales. La terre, matière première du pisé, locale et abondante, ne nécessite que peu d’énergie dans le processus de fabrication du pisé.

 

Autre avantage, et pas des moindres, la densité des murs de pisé (environ 40 cm) confère de précieuses qualités de régulation thermique et phonique à ses constructions. Été comme hiver, la climatisation réversible est naturelle. Cela se ressent invariablement sur la température ambiante des intérieurs mais aussi sur le montant de la facture.

 

Mais alors quid du coût d’une maison en pisé ? Contrairement aux idées reçues, le coût de revient d’une construction en pisé est moins onéreux que celui d’un habitat utilisant des matériaux dits modernes. Dans le cadre de l’utilisation de blocs de terre comprimée, le coût s’aligne alors sur celui de la construction en béton. Reste que 50% du tarif environ revient directement à la main d’œuvre. Ce qui, socialement représente un avantage de taille.

 

Source : comptoir-maroc.com

 

 

LE MAROC EN ACTION

Le Programme d’accompagnement pour la valorisation durable des ksour et kasbah du Maroc a comme objectif d’améliorer les conditions de vie des populations habitant dans ces sites. Il vient en appui et en complément des actions de réhabilitation des ksour et kasbah réalisées par le Ministère de l’Habitat et de la Politique de la Ville, des nouvelles législations relatives à la conservation du patrimoine culturel et à la construction en terre et aux stratégies et interventions des Ministères de l’Intérieur, de la Culture, du Tourisme, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, de l’Artisanat, de l’Environnement et des Marocains Résidant à l’Etranger.

 

Source : PNUD

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