Rabat - Maroc

Animaux errants : ADAN œuvre pour une solution éthique

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À Rabat comme dans les autres villes du royaume, les animaux errants apportent leur lot de nuisance et de risques sanitaires en tout genre. Face à ce constat, les autorités concernées n’ont souvent de choix que de capturer et d’exterminer ces animaux. ADAN qui agit depuis plusieurs années dans diverses villes du royaume s’appuie sur une nouvelle approche pour régler le problème : le TNR « Neuter Sterilize and Release ».

Capturer, vacciner, stériliser puis… relâcher !

ADAN met en exécution les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) qui confirment que l’unique méthode permettant une réelle interruption du cycle de transmission animal-homme de la rage est la vaccination en masse. Côté limitation de la prolifération d’animaux errants, l’OMS et l’OIE sont là aussi catégoriques : l’unique méthode efficace pour limiter la surpopulation est la stérilisation. D’autant plus qu’il a été prouvé que par instinct de survie, plus les animaux errants sont tués plus les chiennes et les chattes font plus de petits (les portées comportant plus de femelles que de mâles, aptes à se reproduire 6 mois plus tard). De plus, le coût pour ce genre d’opération est de loin plus abordable que celui de la prise en charge des personnes victimes de morsures.

Un projet pilote avec la ville de Rabat

Dans le cadre de son projet pilote en partenariat avec la ville de Rabat, ADAN compte prouver l’efficacité de sa méthode. Alors que les animaux errants étaient généralement éliminés par la ville, ADAN compte jouer pleinement son rôle d’ONG partenaire pour l’implémentation des recommandations de l’OMS. Ce projet novateur apporte une approche pérenne et éthique, à la nécessité de contrôle des populations canines et félines errantes.

Une maison pour chats à l’hôpital Cheikh Zaid

En prélude à une application élargie de la nouvelle stratégie, ADAN a entrepris une expérience au niveau de l’hôpital Cheikh Zaid de Rabat. Tous les chats qui occupaient les espaces de l’hôpital ont été capturés, vaccinés, stérilisés puis relâchés. Cette fois, les chats ont trouvé à leur retour à l’hôpital, une jolie maisonnette préparée spécialement pour les héberger. Depuis, les chats causent moins de nuisance et présentent un moindre risque car stérilisés et vaccinés. Et cerise sur le gâteau : ils empêchent les autres chats non traités d’investir leur territoire.

ADAN, qui est membre du réseau RAPAD Maroc (réseau associatif pour la protection animal et le développement durable), espère voir réussir son projet à Rabat pour pouvoir le généraliser sur l’ensemble du territoire. Voilà comment la protection animale, au-delà d’un engagement pour le bien-être animal, peut se transformer en outil aussi éthique qu’efficace, au service de l’environnement et de la santé publique.

ÉQUIPE

Habiba Tazi

Fondatrice

Ahmed Tazi

Président

Hassan Bouayad

Membre du bureau

COORDONNÉES

74, rue Dahomey, Im. Mouline

Rabat,

Maroc

www.adan-asso.org

FACTS

Environ 10% des ressources financières utilisées aujourd’hui pour traiter en urgence les personnes mordues suffiraient probablement aux Services vétérinaires nationaux du monde entier pour éradiquer la rage à sa source animale domestique, chez le chien, entrainant sa quasi-élimination chez l’homme.
Source : Organisation Mondiale de la Santé Animale

LE MAROC EN ACTION

La rage est une maladie enzootique au Maroc depuis plusieurs décennies. Elle se répartit sur presque tout le pays avec des degrés variables. Le chien constitue le vecteur et le réservoir principal (31% des cas) et est à l’origine de toutes les contaminations rabiques. Les bovins constituent la première victime des morsures des chiens, suivis des équidés. Une moyenne annuelle de 391 cas de rage animale (toutes espèces confondues : 2000-2010). La maladie est prévalente en milieu rural avec 81% des déclarations moyennes de cas de rage entre 2004-2010. D’où le besoin de renforcer la lutte en zone rurale contre cette maladie. Par ailleurs, la rage constitue encore un problème majeur de santé publique (une moyenne annuelle de 22 cas de rage humaine a été enregistrée entre 2000-2010). D’où la nécessité d’une véritable collaboration intersectorielle qui soit permanente et soutenue.

 

 

Source : ONSSA

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