Tétouan - Maroc

ATOMM : une initiative pour la conservation des tortues marines

  • |
  • |
  • |

C’est un fait, les sites de nidification des tortues marines au Maroc ont disparu. L’association de protection des tortues marines au Maroc (ATOMM) a été fondée en 2008 afin d’étudier les causes de ce déclin dans l’objectif de trouver les solutions et mesures adéquates pour freiner le phénomène. Depuis plusieurs années, ATOMM s’emploie à agir sur deux axes prioritaires : la collecte de données et la sensibilisation.

Étudier pour comprendre

ATOMM dont plusieurs membres sont des scientifiques et dont le siège est situé à la Faculté des Sciences de Tétouan, a travaillé depuis sa création à établir une base de données sur les tortues marines. La collecte de données est incontournable pour estimer l’importance des menaces qui pèsent sur ces reptiles marins. Les visites de marchés ainsi que les prospections des plages et des ports sont des activités régulières qu’ATOMM mène pour renseigner sa base de données.

Sensibiliser pour impliquer

Pour compléter sa démarche, ATOMM organise régulièrement des activités de sensibilisation. Les pêcheurs sont les premiers concernés. À travers ses ateliers, ATOMM explique et implique. Les bateaux de pêche dont les équipes ont bénéficié de ce genre de formation, possèdent le matériel nécessaire qui leur permet de recueillir des données sur les tortues piégées dans leurs filets avant de les relâcher (bagues, caméras, fiches, rubans centimètres, cartes de recharges téléphoniques etc.).

Les capitaines des bateaux impliqués transmettent les données à ATOMM et deviennent ainsi des partenaires précieux pour la conservation des tortues marines. ATOMM sensibilise le grand public également, en participant à des projets comme la caravane des sciences mais également en diffusant des informations vulgarisées sur les espèces qui existent au Maroc et sur la conduite à tenir face à un échouage.

ATOMM est un maillon dans le réseau international d’ONG et d’organismes scientifiques qui interviennent dans ce domaine. Grâce à une participation effective de tous les pays concernés par le déclin des populations de tortues marines, il est encore permis d’espérer une inversion de tendance. Heureusement.

ÉQUIPE

Mustapha Aksissou

Président

Wafae Benhardouze

Membre

Soumia Fahd

Membre

COORDONNÉES

Tétouan,

Maroc

www.atomm.org

FACTS

Dans les années 50, des informations sur un nombre élevé de sites de ponte des tortues marines au sud Maroc ont été rapportées, mais des prospections récentes du littoral atlantique semblent malheureusement suggérer un déclin dramatique, et une disparition de la nidification sur ces côtes. Des carcasses et des carapaces des tortues pêchées accidentellement dans les filets ou échouées sont trouvés sur les plages.

Des enquêtes auprès des pêcheurs ont rapporté qu'ils rencontrent régulièrement des tortues marines en mer et qu’ils en capturent fréquemment dans leurs filets de pêche.

Les remontées des eaux profondes et riches en nutriments le long de la côte atlantique du Maroc font que cette zone est parmi les plus riches en ressources halieutiques dans le monde, et abrite une industrie de pêche très active. Des données sur le déclin de la ponte des Caouannes au Sud Est des Etats-Unis indiquent une réduction des effectifs de quelque 50 % dans les 10 dernières années.
Source : ATOMM

 

 

LE MAROC EN ACTION

L’Institut National de Recherche Halieutique (INRH) a mis en place un programme scientifique spécifique, permettant d’assurer le suivi des échouages depuis les années 1990. Cette institution, centralisée à Casablanca jusqu’en 1995, dispose actuellement de six centres de recherche qui couvrent la totalité de la côte marocaine (Atlantique et Méditerranée).

Ainsi et pour réussir ce programme, l’INRH a développé au niveau de chacun de ses Centres Régionaux, des compétences en la matière. L’INRH est traditionnellement sollicité par les autorités locales et les forces de l’ordre afin de fournir un support scientifique dans la gestion des échouages.

Cela consiste à identifier l’espèce, relever les paramètres biométriques, identifier les causes possibles de l’échouage, prendre des photos, se concerter avec les autres intervenants sur les actions à mener pour l’évacuation de la carcasse et plus récemment effectuer des nécropsies et prélever des échantillons de tissus.
Source : Institut national de recherche halieutique

Morocco
Maroc
29/07/2016
FRESH’IT : Le réfrigérateur 100 % naturel

Pas d’électricité, donc à priori, aucun moyen pour les populations rurales de conserver leurs aliments et leurs médicaments. Et bien non ! Car Raowia Lamhar, une jeune ingénie...

Morocco
Maroc
04/07/2016
Nature initiative, les gardiens du patrimoine de Dakhla

Le parc national et la baie de Dakhla regorgent de trésors de biodiversité en tout genre. C’est dans cette zone que les derniers phoques moines de la planète ont choisi de se ...

Morocco
Maroc
28/06/2016
Surfrider Foundation Maroc : une initiative océane

Régulièrement, certains surfeurs à la fibre écologique mettent leur planche de côté pour ramasser les déchets sur leur terrain de jeu. Chaque année, grâce à eux et à d’a...

Morocco
Maroc
27/06/2016
Barbary Macaque : oeuvrer pour la conservation du macaque de Barbarie

La réserve naturelle de Jbel Bouhachem est un domaine forestier situé dans la proximité de la ville de Chefchaoun. Dans cette forêt de chênes s’active l’équipe de Barbary Maca...