Marrakech - Maroc

«Bocomposol», le biofertilisant développé par la Faculté des Sciences Semlalia de Marrakech

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C’est dans le laboratoire d’écologie et d’environnement de la Faculté des Sciences Semlalia de Marrakech que ce projet de recherche a vu le jour. Baptisé «Traitement et valorisation des boues résiduaires des STEP (stations d’épuration) par la filière de compostage : Cas de la STEP de Chichaoua», ce programme bénéficie d’un financement de la Délégation de l’environnement de Marrakech-Safi, de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE), de l’Université Cadi Ayyad et de la province de Chichaoua.

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Il s’agit d’un projet qui «vise à développer une filière de co-compostage des boues issues des stations d’épuration et des déchets verts, afin de se rapprocher des conditions réelles du compostage et de produire un produit stable, hygiénique et à grande valeur agricole», rapporte la MAP.

Mohamed Hafidi, coordonnateur du projet, explique que la province de Chichaoua accueille déjà une plateforme de compostage qui permettra de récupérer le compost issu des stations d’épuration. Il ajoute que l’équipe de recherche a mené des tests d’épandage de ce compost sur une parcelle agricole de la région.

«Bocomposol», résultat d’un engagement scientifique sérieux

Le biofertilisant, portant le nom commercial de «Bococomposol», est le fruit d’un travail scientifique qui s’inscrit dans le cadre des objectifs du schéma directeur national d’assainissement liquide. Ce programme qui mobilise une enveloppe de 43 milliards de DH vise la construction de 260 stations d’épuration entre 2006-2020 en supplément des 80 stations déjà existantes. Et ce n’est pas tout, puisque le programme ambitionne de combler le faible niveau d’épuration des eaux usées évalué à moins de 10% il y a plus de 10 ans.

Ainsi, le manque annuel à gagner de 4.3 milliards de DH dû au non-traitement des eaux usées pourrait se convertir positivement grâce à ce plan qui concerne 260 centres pour une population de 10 millions d’habitants.

Pour rappel, en avril dernier, le Maroc était à l’honneur dans le domaine de la recherche et développement au niveau des universités en Afrique francophone. Sa précieuse première place, l’Université Cadi Ayyad de Marrakech la doit à son initiative «Bococomposol».
Si l’utilisation des boues de stations d’épurations pour fertiliser les sols existe déjà au Maroc, cette initiative a le mérite de proposer un procédé stable et hygiénique.

ÉQUIPE

Mohamed Hafidi

Coordonnateur du projet

COORDONNÉES

Marrakech,

Maroc

www.fssm.uca.ma

FACTS

L’évacuation des boues est le dernier maillon de l’épuration des eaux usées. Afin de préserver les milieux aquatiques, la mise en œuvre de filières réglementaires et pérennes d’évacuation des boues est indispensable. Ces filières conditionnent en effet la bonne qualité du rejet des stations d’épuration (extraction régulière des boues des bassins d’épuration) et garantissent une destination des boues respectueuse de l’environnement.

 

 

 

Source : Eaurmc.fr

 

 

LE MAROC EN ACTION

Le plan national de réutilisation des eaux usées vise l’éradication de l’utilisation non contrôlée des eaux usées d’ici 2020, et la réutilisation d’une manière directe ou indirecte de la totalité du potentiel en eau utilisable d’ici 2030, soit 325 millions de m3/an. Le plan ambitionne de réaliser 167 projets à l’horizon 2030 répartis sur 9 bassins hydrauliques : Loukkos, Moulaya, Sebou, Bouregreg-Chaouia, Oum Errbiaa, Tensift, Souss-Massa-Drâa, Guir-Ziz-Rhéris et Sakia El Hamra-Oued Eddahab.

 

 

 

Source : Lematin.ma

 

 

 

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