Meknes - Maroc

GOMAC : ultime rempart contre la destruction du dernier écosystème de Casablanca

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Dans le domaine de la protection de l’environnement, le GOMAC n’en est pas à son premier coup d’essai. En effet, ce dernier affiche un demi-siècle d’existence et plusieurs actions à son actif. Cependant, l’enjeu écologique auquel il fait face aujourd’hui est de taille : il s’agit de sauver le dernier écosystème sauvage de Casablanca.

État des lieux :

Communément appelé Daya de Dar Bouazza, ce lac n’a jamais été autant menacé qu’aujourd’hui. En cause, une urbanisation galopante et très peu soucieuse de l’environnement. Coupure de l’alimentation en eau de la zone humide, déversement des déchets des chantiers de construction, pompage d’eau, destruction de la végétation aquatique au détriment de surfaces cultivables et/ou constructives, etc., la situation est d’autant plus alarmante que le lac de Dar Bouazza abrite quelques 200 espèces d’oiseaux sédentaires et migrateurs.

Certaines d’entre elles sont rares ou en régression (la Sarcelle marbrée, le Goéland d’Audouin, le Blongios nain, ou encore la Talève sultane). À noter que le Pleurodèle de Walt a également élu domicile dans ce plan d’eau. Cet amphibien a été inscrit dans la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la Conservation de la Nature) en raison de la réduction de son habitat naturel à l’international. C’est dire l’envergure de la menace.


La riposte :

Au-delà des initiatives et activités de sensibilisation des jeunes écoliers aux valeurs du patrimoine naturel marocain, le GOMAC mène régulièrement des actions sur le terrain. La dernière en date consiste à accompagner l’Agence du Bassin Hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia: en réponse au signal d’alarme lancé par l’association à plusieurs organismes et responsables du pays, et qui fait état d’une menace imminente sur le Lac de Dar Bouazza.

Ainsi, des travaux effectués par l’agence ont conduit à la création d’une digue et au rétablissement de la communication hydraulique entre la source principale et le bassin principal. Ceci a permis de remettre de l’eau dans la Daya et de stopper les engins de chantiers qui y déversent leurs déchets ou la traversent pour dérober du sable sur la plage. Néanmoins, de nouvelles dégradations causées par l’Homme viennent d’être observées par les membres du GOMAC. Le combat n’est donc pas près de finir.

ÉQUIPE

Benoit Maire

Secrétaire adjoint

Brahim Bakas

Président

Karim Laidi

Secrétaire général

COORDONNÉES

GOMAC, Faculté des sciences, bp 11201, Av Zitoune,

Meknes,

Maroc

Tel : 066-177-6297

admin@gomac.ma

www.gomac.ma

FACTS

L’existence des zones humides et le maintien de leur équilibre est une affaire de survie pour l’homme. Ces écosystèmes jouent un rôle très important. Ces zones en question font partie du cycle de l’eau, retenant les eaux et crues, protégeant les nappes phréatiques et améliorant la qualité des eaux en agissant comme un filtre épurateur.

 

Elles constituent le milieu de vie, de passage et de reproduction de quantités d’espèces en tout genre. Certaines espèces d’oiseaux, dont la survie est étroitement liée à leurs passages par les zones humides, sont rares et parfois menacées d’extinction. Elles ont une « valeur d’usage » estimée par les avantages économiques et culturels retirés par les populations locales et plus largement par la société.

 

 

 

Source : www.ecologie.ma

LE MAROC EN ACTION

Le Maroc est signataire de la convention RAMSAR pour la sauvegarde des zones humides. La Convention est entrée en vigueur au Maroc le 20 octobre 1980. Le Maroc a actuellement 24 sites inscrits sur la Liste des zones humides d’importance internationale (Sites Ramsar), ayant une superficie totale de 272,010 hectares.

 

 

 

Source : www.ramsar.org

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