Tokyo - International

La formule des 3 E : vers une faible émission de carbone en Asie-Pacifique

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Le changement climatique est une problématique à la croisée de l’énergie, de l’environnement et des écosystèmes. Pour faire face à ce phénomène, il est essentiel pour les pays développés, et ceux en développement de parvenir à une croissance faible en carbone en mobilisant pleinement des moyens technologiques et financiers grâce à la coopération public-privé.

Le Japon dispose de ressources énergétiques diversifiées, d’économies d’énergie élevées et de technologies à faible émission de carbone. En effet, les technologies de pointe au pays du soleil levant  peuvent contribuer à une faible croissance en carbone plus largement, et plus efficacement dans les pays en développement.

À juste titre, le gouvernement japonais encourage Joint Credit Mechanism (JCM), conçu pour permettre des mesures de transfert de technologie et d’atténuation flexibles pouvant potentiellement réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les pays d’Asie-Pacifique en développement.

Le savoir-faire japonais au service de l’environnement

Le Japon vise à fournir le savoir-faire technique nécessaire pour mettre en œuvre des projets d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES) en alignement avec ce mécanisme. Les objectifs du JCM sont de faciliter la diffusion des hautes technologies à faible carbone, des produits, des systèmes, des services et de l’infrastructure, là où l’action de l’atténuation et la contribution servent le développement durable mondial.

Cependant, JCM est conçu et mis en œuvre grâce à des méthodes robustes qui peuvent assurer la transparence et l’intégrité environnementale ; éviter le double comptage lié aux réductions ou aux absorptions des émissions de GES ; et être maintenu comme un mécanisme simple et pratique. Le JCM japonais envisage de contribuer aux objectifs ultimes de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) en facilitant les actions mondiales en matière de réduction des émissions de GES ou des absorptions, en complétant le Mécanisme de Développement Propre (MDP).

L’initiative 3 E-NEXUS

Le projet d’Énergie, de l’Environnement et de l’Écosystème (3 E-Nexus) constitue un effort pour atteindre les objectifs précités. Le IR3S (Integrated Research System for Sustainability Science), Université de Tokyo a lancé le projet 3E- Nexus avec la vision d’améliorer les collaborations de recherches multinationales sur le développement de faible taux de carbone dans les pays d’Asie-Pacifique.

Cette initiative vise à faire progresser les mesures d’atténuation en facilitant la diffusion des avancées de technologies à faible carbone, des produits, des systèmes et de l’infrastructure en ligne avec le JCM. Par ailleurs, le projet conduit des activités de développement de capacités telles que des réunions de lancement, des ateliers, des formations à la compréhension des aspects institutionnels et techniques tels que les projets de réduction des GES, ainsi que les méthodes de MRV (Measuring, Reporting and Verification) du JCM tant au secteur public que privé.

Le projet 3 E-Nexus compte nombreux partenaires jouissant d’une expertise indéniable dans les innovations énergétiques, dans les technologies environnementales et dans les systèmes écologiques. Les pays concernés par un partenariat sont issus d’Asie-Pacifique comme le Bangladesh, le Cambodge, la Chine, Fidji, l’Inde, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, la Mongolie, le Népal, le Pakistan, les Philippines, Singapour, Sri Lanka, la Thaïlande et le Viêt Nam.

ÉQUIPE

Geetha Mohan

Project researcher

Kazuhiko Takeuchi

Premier Vice-Doyen, Université des Nations Unies

Kensuke Fukushi

Professeur

COORDONNÉES

7-3-1 Hongo, Bunkyo-ku

Tokyo, 113-8654

Japon

Tel : 813-584-115418

www.ir3s.u-tokyo.ac.jp/3e-nexus/index.html

FACTS

Le mécanisme pour un développement propre, créé dans le contexte du Protocole de Kyoto, offre un cadre légal ainsi qu'un marché pour les opportunités de diffusion des technologies. Même si on effectue des investissements précoces dans des technologies à faible teneur de carbone, leur développement général pourra prendre des décennies.

 

Source : www.un.org

LE MAROC EN ACTION

Le Maroc a été choisi, avec l’appui du ministère de l’Agriculture, pour participer à un projet visant à vulgariser l’adoption des technologies vertes dans l’agriculture et l’agroalimentaire.

 

C’est sur une initiative de la FAO et de la BERD, avec l’appui de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), que ce projet a été lancé en 2015. Il visait principalement les pays du sud de la Méditerranée et de l’est de l’Europe.

 

Source : fr.le360.ma

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