Dakhla - Maroc

Nature initiative, les gardiens du patrimoine de Dakhla

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Le parc national et la baie de Dakhla regorgent de trésors de biodiversité en tout genre. C’est dans cette zone que les derniers phoques moines de la planète ont choisi de se réfugier. L’initiative de l’ANI est de suivre de près ces populations de phoques afin de mieux comprendre leur évolution et les problèmes auxquels ils font face.

Le projet est réalisé en partenariat avec CBD HABITAT, une fondation à but non lucratif qui intervient dans ce programme dans le cadre du plan d’action pour la sauvegarde du phoque moine de la Méditerranée dans l’Atlantique oriental.

La veille et le monitoring se font par un système de détection et de protection impliquant l’intervention de deux équipes réalisant des parcours à pied le long de la côte, et passant par des points fixes d’observation.

Les agents de conservation de l’ANI ont été formés de sorte à réaliser les tâches de suivi comprenant la collecte de données sur des fiches, l’identification de l’espèce, la manipulation du GPS et du matériel optique, etc. Les équipes portent un uniforme et disposent de deux véhicules tout terrain 4×4, d’un quad et d’une embarcation pneumatique.

Nature Initiative est aussi impliquée dans d’autres projets de grande envergure. C’est notamment grâce à ANI que les autorités concernées ont lancé la procédure de classement de la Sebkha d’Imlili comme aire protégée. Et il y a de quoi ! Un site en plein désert, où des centaines de trous dans le sol contiennent une eau permanente, dans laquelle vit un genre de poisson (tilapia de Guinée) qui n’est pas sensé se trouver sous nos cieux, mais bien au sud, vers la région tropicale du continent.

Ainsi, ANI a contribué avec l’Institut Scientifique de Rabat dans l’étude de la Sebkha. La recherche pluridisciplinaire, avait pour objectif d’étudier la Sebkha, et surtout de comprendre comment l’eau s’y renouvelle et comment les tilapias font pour survivre à une salinité parfois 7 fois plus élevée que celle de l’eau de mer.

Nature Initiative est impliquée dans deux autres projets majeurs : l’inventaire du patrimoine naturel et culturel (gravures rupestres) de Dakhla, et la co-gestion avec le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification de la station d’acclimatation Safia pour la réhabilitation de la faune saharienne.

Les équipes d’ANI travaillent au quotidien pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine naturel de la région. Pour accomplir leur mission, certains ont eu le privilège d’être parmi les premiers membres de la société civile marocaine à jouir du statut de garde fédéral, habilité à contrôler, et quand il le faut, à verbaliser. Mauvaise nouvelle pour les contrevenants !

ÉQUIPE

Mohamed Amine Semlali

Président

Mohamed Laghdaf Khyayya

Coordinateur

Toufik Bella

Coordinateur

COORDONNÉES

Avenue Mohamed Fadel Semlali

Dakhla, 73 000

Maroc

Tel : 066-129-0064

infoinitiative@yahoo.fr

FACTS

La population du Cap Blanc avait été estimée à environ 100 individus en 1998. Depuis lors, elle a doublé (en étant estimée aujourd’hui à environ 220 individus) et est en phase de récupération grâce au développement en 2000 d’un Plan d’action pour la sauvegarde des espèces (CMS/PNUE) souscrit par la Mauritanie, l’Espagne, le Portugal et le Maroc.

 

Et suite à la mise en œuvre d’actions de protection dans la région à travers la désignation et la protection de Zones spéciales de conservation du phoque moine (zones marines et côtières spéciales de protection pour le phoque moine appelées SACMS).

 

 

 

Source : Rapport Actions de conservation dans des zones spéciales de conservation du phoque moine (SACMS) 2014-2016

LE MAROC EN ACTION

De nouvelles mesures complétant le plan d'action visant à préserver le phoque moine de l'Atlantique oriental ont été adoptées lors de la 4ème réunion du groupe du travail pour la sauvegarde du phoque moine à Fuerteventura (Iles Canaries, Juillet 2014), avec la participation du Maroc.

 

Les représentants des pays signataires, à savoir le Maroc, la Mauritanie, le Portugal et l'Espagne, se sont également convenus de réaliser une étude sur l'élargissement de la réserve de pêche créée en 1993 sur la côte atlantique de la péninsule de Cap Blanc en vue de protéger les phoques moines de l'interaction avec des pêcheries et de restaurer l'écosystème marin.

 

Ils se sont en outre mis d'accord sur l'élaboration des outils pouvant faire face aux menaces qui pèsent sur les colonies de phoques moines en procédant à des translocations de quelques individus vers un site à choisir le long de la côte marocaine entre D'khila et Guerguerat.

 

 

 

Source : Menara.ma

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