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Nomade des mers : un tour du monde en voilier à la recherche de low-tech

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Voguer sur un voilier-laboratoire quasi autonome à la recherche de solutions vers une parfaite autonomie, c’est le pari de l’initiative Nomade des mers. Pour y arriver, Corentin De Chatelperron et sa team se sont lancés, février dernier, dans un tour du monde qui va durer trois ans. Le catamaran qui les transporte dispose d’équipements solaires et éoliens. Un maximum d’aménagements intérieurs et extérieurs sont réalisés en matériaux composites renforcés de fibres naturelles de jute et de lin.

Jusqu’en 2019, le laboratoire flottant de 15 mètres de long, les mènera dans un périple à la recherche de savoir-faire et de « technologies sobres » durables et accessibles. Au croisement des sphères sociale, économique et écologique, l’étude de ces low-tech permet d’appréhender le développement durable dans sa globalité et dans une démarche optimiste.

L’approche de l’initiative est ouverte et collaborative. Chacun peut proposer son invention et répondre à un appel à projet dans un site internet dédié. L’équipe a également prévu une quinzaine d’escales à travers le monde. Chaque fois que le Nomade des mers largue ses amarres, l’équipage se rend dans des écoles locales et présente en vidéo les travaux réalisés. Elle recherche également à découvrir les low-tech locales, et à les tester dans le voilier.

Durant leur première escale qui a eu lieu au Maroc, ils découvrent le frigo du désert le « Zeer pot ». Il s’agit de deux pots en terre cuite séparés par une épaisse couche de sable qu’on arrose pour que, l’évaporation aidant, la température dans le pot interne baisse. L’équipage du Nomade des mers ne manquera pas de tester cette innovation pour maintenir au frais des aliments qu’ils ont fait pousser à bord du bateau.

À Agadir, ils rencontrent les inventeurs d’un dessalinisateur solaire. Au Sénégal, ils apprennent comment faire du charbon vert, à base de plantes invasives, pour remplacer le bois. Ils retrouvent aussi des jeunes qui produisent de l’énergie grâce à une éolienne fixée sur un vélo. À chaque fois, les rencontres et les échanges sont concluants.

Depuis le 23 juin dernier, l’équipage du nomade des mers mouille dans la baie de Tarrafal, au Nord de l‘île de Santiago au Cap vert. Au programme cette fois, un échange avec des experts locaux en hydroponie : l’art de cultiver des plantes sans terre.

Le projet Nomade des Mers est porté par Gold of Bengal. Née sur les chantiers navals du Bangladesh, cette association fondée par Corentin De Chatelperron œuvre pour l’émergence d’innovations ingénieuses répondant à des problématiques universelles tout en respectant un contrat social, économique et environnemental. Avant de prendre le franc cap des low-tech, Gold of Bengal a vu le jour suite à une simple idée : remplacer la fibre de verre par la fibre de jute, une plante qui pousse en abondance au Bangladesh.

À partir d’une simple idée innovante et durable, Corentin De Chatelperron et son équipe ont trouvé une vocation qui les mènera loin dans la voie vers l’autonomie faisable, viable et durable. Bon vent !

ÉQUIPE

Corentin De Chatelperron

Chef de projet

Elaine Le Floch

Organisation / logistique

P-A Lévêque

Responsable Low-tech Lab

COORDONNÉES

Gold of Bengal , Kerambat

Muzillac,

Bangladesh

contact@nomadedesmers.org

nomadedesmers.org

FACTS

L’intérêt pour les systèmes low-tech n’est pas récent. Il est déjà formalisé dans les années 70 par l’économiste E.F.Schumacher, précurseur de la pensée écologique en économie/ politique dans son ouvrage Small is Beautiful : A study of Economics As If People Mattered.

 

L’OCDE réalise à l’époque d’importants investissements pour cette recherche, mais les programmes sont abandonnés avec l’élection du républicain Ronald Regan en 1980. Plus récemment, le concept est de nouveau popularisé par Navi Rajou avec l’innovation Jugaad ou innovation frugale « L’innovation Jugaad. Re- devenons ingénieux ! »

 

 

Source : Nomadedesmers.org

 

LE MAROC EN ACTION

Après avoir déjà reçu deux ateliers de formation sur la mise en œuvre de la Convention du patrimoine immatériel au niveau national et sur les inventaires participatifs, le Maroc a accueilli à Casablanca du 25 au 29 mai 2015, un atelier sur l’assistance internationale et les listes de la Convention.

 

Une vingtaine de représentants ministériels, d’acteurs de la société civile, de membres de communautés et autres spécialistes du patrimoine culturel immatériel ont pu approfondir leurs connaissances sur l’élaboration des dossiers de candidature pour les listes de la Convention, notamment la liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.

 

 

 

Source : www.unesco.org

 

 

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