Région de la basse Guinée - Afrique

Pour une saliculture sans brûler du bois dans le Rio Pongo

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Pourquoi brûler du bois alors que sécher au soleil suffit ? C’est par cette interpellation que les membres du réseau guinéen des zones humides poussent les populations à changer leurs habitudes.

En zone de mangrove, l’ONG a diagnostiqué une accélération alarmante du taux annuel de défrichement des massifs forestiers en raison des activités de production de sel. Pratiquée comme une source de revenus supplémentaires, la production de sel permet à un grand nombre de familles de subsister.
Le problème est que l’extraction du sel à partir des saumures – obtenues du filtrage des terres salées – se fait habituellement grâce à l’utilisation de feu et donc de combustible. Pour obtenir un kilogramme de sel par exemple, il faut 3,14 kg de bois de feu.

Produire du sel, mais à quel prix ?

Situé dans la région de la basse Guinée, le Rio Pongo (zone humide classée Ramsar) est une zone connue pour son grand potentiel en matière de production du sel, de riz et de bois de chauffage. La majorité des populations de la région vivent de ces activités. Certains viennent de loin en saison sèche pour produire du sel puis repartir. Mais, le prix environnemental à payer est trop cher. Chaque année plus de 4% de la superficie des mangroves disparaît à cause de ces activités.

Face à ce constat, le Réseau Guinéen des Zones Humides a lancé une initiative pour la mise en place de règles de gestion durable. En concertation avec les acteurs impliqués, et se basant sur de nouvelles méthodes plus respectueuses de l’environnement, l’ONG a trouvé le moyen de limiter la coupe d’arbres sans interdire les activités de production de sel.

Le soleil pour remplacer le feu

L’ONG a commencé par effectuer des essais de cristallisation grâce aux rayons du soleil avec 100 litres de saumure. Les résultats très concluants ont annoncé une productivité de 1,5 kg à 2 kg/m². Ce qui dépasse largement la production moyenne effectuée avec un processus qui utilise le feu. Depuis, le REGUIZOH a initié des actions qui visent à encourager une participation active des femmes dans la promotion et la vulgarisation du “sel solaire”. Trois groupements de femmes reconnus officiellement ont été constitués.

Après moult formations et campagnes de sensibilisation, plus de 135 tonnes de sel solaire ont été produites. C’est l’équivalent de 170 hectares de forêt de mangrove épargnés ! La méthode est non seulement plus écologique et plus productive, mais aussi moins pénible. Les femmes qui ont opté pour le sel solaire ont gagné plus de 70% du temps qu’elles passaient à produire avec du feu. Depuis, le changement vers le sel solaire se répand comme une traînée de poudre !

ÉQUIPE

Mariama Sylla

Directrice exécutive du projet

COORDONNÉES

Préfecture de Boffa

Région de la basse Guinée,

Guinée

FACTS

La méthode traditionnelle qui consiste notamment à chauffer la saumure à l’aide des bacs de cuisson métallique, exige 3,1 kg de bois pour 1 kg de sel. La méthode solaire concourt à la préservation du couvert végétal de la mangrove, milieu naturel riche d’une grande biodiversité.

 

 

 

Source : Guineeconakry.info

 

LE MAROC EN ACTION

Le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification, en collaboration avec l’association forêt modèle d’Ifrane, a mis en œuvre un programme ambitieux de distribution de fours améliorés, peu consommateur en combustible ligneux et multi usage (cuisson du pain et des repas, chauffage des maisons et de l’eau).

 

 

 

 

Source : Oujdacity.net

 

 

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