Caire - Afrique

Sérapéum : une forêt égyptienne sortie du désert

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Ce n’est pas un mirage, rassurez-vous ! À quelques heures du Caire, se trouve une « nouvelle » petite forêt appelée Sérapéum. Contrairement à la tendance mondiale où les forêts régressent, ce petit bois de 200 hectares n’arrête pas de pousser aussi bien en hauteur qu’en superficie.
Derrière cette initiative des plus remarquables, il y a une équipe de scientifiques égyptiens soutenue par l’Office allemand des échanges universitaires. Depuis une quinzaine d’années que le travail a débuté, la forêt ne cesse de se développer grâce aux prouesses et efforts déployés sur place depuis le premier jour.

Une forêt irriguée grâce aux eaux usées

Dans une zone désertique où les précipitations sont presque nulles et les eaux souterraines rares, le premier défi a été de trouver une solution pour l’irrigation. C’est ainsi que les eaux usées de la ville voisine d’Ismaïlia ont été traitées et acheminées jusqu’à Sérapéum. Grâce à sa teneur en phosphate et en Azote, l’eau s’est avérée très bénéfique pour faire pousser les arbres. Alors qu’elle ne servait plus à rien, l’eau partiellement traitée a joué un rôle majeur pour faire verdir ce bout de désert.

Des arbres qui poussent très vite

Autre constatation des scientifiques, les arbres poussent à une vitesse importante grâce à l’ensoleillement. Les arbres de Sérapéum se développent deux fois plus vite qu’ils ne le feraient en Allemagne par exemple. Un résultat impressionnant pour une zone où les précipitations sont quasi nulles et où aucune goutte d’eau potable n’a été gaspillée !

Une initiative qui fascine

Avec les résultats qu’ils ont obtenus, les scientifiques du projet sont suivis de très près par leurs pairs comme par les Egyptiens eux-mêmes. Dans un pays qui connait une vraie menace environnementale notamment à cause de la désertification et la raréfaction des ressources hydriques, la forêt de Sérapéum est l’incarnation de l’espoir pour un avenir meilleur.

 

ÉQUIPE

Hani El-Kateb

Initiateur du projet

COORDONNÉES

Caire,

Égypte

FACTS

Egypte et UMA (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye) : toutes les populations sont concernées par la désertification ndlr, soit environ 150 millions de personnes.
Les parties sud de ces pays peuvent être gravement affectées, surtout depuis quelques années en raison d’une sécheresse climatique persistante. Les zones situées le long du Sahara sont menacées d’ensablement. La Mauritanie, l’Egypte, la Libye ont la majeure partie de leur territoire occupée par le Sahara, ainsi que le Sud de l’Algérie et de la Tunisie. Le danger est double : extension des zones désertiques proches, par exemple par déplacement des sables et des dunes, et augmentation de la dégradation des zones pastorales et agricoles actuelles.

 
Source : SECHERESSE, DESERTIFICATION ET DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE

LE MAROC EN ACTION

Au Maroc, les acacias sahariens recouvrent une superficie de plus de 1 000 000 ha (soit 17,2%) de formations ligneuses naturelles. Par ailleurs, d’après le bilan définitif des travaux de reboisement du haut-commissariat des eaux et forêt et la lutte contre la désertification, une superficie de plus de 27 576 ha sur un total de 134 123 ha (soit 25%) a été reboisée avec des acacias durant la campagne de 2012-2013.

 
Source : APERÇU SUR LES ACACIAS SPONTANES ET INTRODUITS AU MAROC

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