İstanbul - International

Une initiative turque pour sensibiliser les administrations locales

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Les élus et administrations territoriales sont des acteurs clés dans la transition vers de nouveaux modes de vie plus durables. C’est la conviction de la très active fondation turque pour la reforestation, la conservation des habitats et la lutte contre l’érosion des sols (alias TEMA).

En Turquie, pays le plus riche en biodiversité dans le bassin méditerranéen, les bouleversements climatiques et environnementaux menacent le patrimoine naturel. Comme plusieurs autres pays de la région, la Turquie devra faire beaucoup d’efforts afin de sauvegarder sa biodiversité. TEMA à travers son initiative, tente de rattraper le déphasage entre les enjeux environnementaux et les méthodes de travail des administrations locales.

Une dynamique régulière d’apprentissage

L’initiative de TEMA a commencé par cibler 3 municipalités. Depuis le lancement du projet, TEMA fournit annuellement de la documentation sur les sujets environnementaux. La fondation effectue également une formation par an où les membres de TEMA présentent les théories et principes de base en écologie.
L’échange avec les administrateurs est aussi au cœur de l’initiative. Après les formations, des ateliers sont organisés pour discuter les problèmes existants liés à l’environnement ainsi que ceux auxquels peuvent être confrontés les autorités locales.

Un retour d’expérience sur une base annuelle

TEMA ambitionne de « modifier le paradigme écologique pour une société durable ». Devant l’ampleur de la tâche, la fondation compte qualifier les employés au sein des administrations ciblées pour qu’ils puissent conduire ce changement de paradigme. À ce jour, TEMA a déjà formé 30 employés sur les thématiques de « la ville durable ».
L’initiative de TEMA se perfectionne chaque année. La collecte annuelle des retours d’expérience permet à chaque fois d’évaluer le processus et de trouver des pistes d’amélioration. Avec l’objectif d’atteindre 90 nouveaux fonctionnaires formés annuellement, l’initiative de TEMA est bien partie pour engager les chevilles ouvrières des administrations locales dans le changement vers le bon sens.

ÉQUIPE

Hayrettin Karaca

Fondateur

Nihat Gökyiğit

Fondateur

A.Doğan ARIKAN

Président

COORDONNÉES

FACTS

Les mesures d’adaptation et d’atténuation offrent la possibilité aux collectivités locales d’améliorer le bien-être de leurs communautés ; dans de nombreux pays industrialisés les collectivités locales se sont déjà engagées de manière proactive dans des activités visant à lutter contre le changement climatique. Alors que ces collectivités ont des motifs d’investir dans les deux types de mesures, elles ont tendance à s’attacher plutôt aux mesures d’adaptation, car celles-ci affectent plus directement le bien-être de leurs concitoyens.

Parmi les exemples d’actions réussies d’adaptation au changement climatique, on notera la protection des rivages, des projets visant à prévenir l’érosion 34 35 Poursuivre les OMD grâce aux collectivités territoriales des sols et la plantation d’arbres dans les zones urbaines. Les retombées locales des activités d’adaptation comprennent la réduction de la vulnérabilité, la réduction de la pauvreté, une meilleure éducation et l’augmentation de la productivité économique. De nombreuses mesures d’adaptation, comme l’efficacité énergétique ou de meilleures pratiques de gestion forestière ont également des effets d’atténuation collatéraux.
Source : UNCDF

LE MAROC EN ACTION

Hakima El Haïti, a estimé que les collectivités territoriales se trouvent au cœur des problèmes environnementaux et en constituent également les solutions, étant donné que 80% des émissions de GES proviennent de ces espaces géographiques et sont responsables de la gestion d’entre 80 à 90% des déchets solides. Rappelant la consécration par la Constitution du Royaume du droit au développement durable, elle a fait savoir que son département avait procédé à la création du «centre de compétence changement climatique» avec 39 partenaires, afin d’aider les collectivités territoriales à intégrer le climat dans leurs politiques et programmes.

 

De son côté, le président de l’Association des présidents des régions du Maroc, Mohand Laenser, a indiqué que le législateur marocain a élargi progressivement le champ de compétence des collectivités territoriales, notamment après l’élaboration de la loi organique 111-14 relative aux régions qui a prévu des compétences importantes pour les régions dans le domaine de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques.
Source : lematin.ma

 

 

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