Les changements climatiques

Le climat se définit par les conditions météorologiques d’un lieu selon la saison. Avec le temps, il est possible de suivre les évolutions climatiques en se basant sur des indicateurs spécifiques. En consignant les fluctuations des températures, précipitations et périodes d’ensoleillements, les climatologues calculent des moyennes générales. D’année en année, les variations des moyennes peuvent être plus ou moins fortes.

Ainsi, le climat décrit ces moyennes et ces variations sur des échelles de temps et d’espace données. Il influe beaucoup sur nos conditions de vie comme sur les milieux naturels.

Le système climatique comprend :

  • L’atmosphère (l’air, et les couches atmosphériques)
  • Les surfaces continentales (les surfaces terrestres)
  • L’hydrosphère (océans, lacs, rivières, nappes d’eau souterraines, etc.)
  • La cryosphère (glaces terrestres ou marines, manteau neigeux)
  • La biosphère (tous les organismes vivants dans l’air, sur terre et dans les océans)

Ces composantes interagissent les unes avec les autres pour influencer non seulement le temps qu’il fait au quotidien, mais aussi les moyennes à long terme, c’est-à-dire le climat.

Un changement climatique correspond à une modification durable des paramètres statistiques (paramètres moyens, variabilité) du climat global de la Terre ou de ses divers climats régionaux. Ces changements peuvent être dus à des processus naturels de la terre, à des influences extérieures ou, plus récemment, aux activités humaines.

D’après le 4ème rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), le réchauffement du climat ne fait plus l’ombre d’un doute, et est désormais attesté par :

  • L’augmentation observée des températures moyennes de l’air et de l’océan

Les paléo-climatologues soulignent dans le rapport 2007 du GIEC, que la température actuelle moyenne de l’hémisphère nord est la plus élevée depuis plus de 500 ans.

  •  La fonte généralisée de la neige et de la glace

Les mesures effectuées par satellite et sur la glace prouvent actuellement que les nappes de glace du Groenland et celles de l’Antarctique perdent de leur masse à une vitesse croissante. La fonte des glaciers et des calottes glaciaires dans les autres parties du monde s’est également accélérée depuis 1990. À partir de la fin des années 1960, la couverture neigeuse mondiale a décru d’environ 10% à 15%.

Les vagues hivernales de froid dans une grande moitié septentrionale de l’hémisphère nord durent deux semaines de moins qu’il y a 100 ans. Les glaciers polaires comme ceux du Spitzberg (à une centaine de km du pôle Nord) reculent depuis 1880, libérant de grandes quantités d’eau.

Ci-dessous, un graphique du bilan de masse spécifique cumulé de glaciers (moyenne) de 1945 à 2010.

  •  L’augmentation du niveau moyen de la mer

Le niveau moyen des océans a augmenté de 17 cm depuis 1880 à cause de la fonte des glaciers, mais aussi avec la dilatation thermique de l’eau – on parle alors de contribution stérique, qui, plus chaude, augmente son volume. D’ici à 100 ans, les scientifiques prévoient une élévation d’environ 1 mètre du niveau des océans.

Des évaluations récentes révisées avant la tenue du Sommet de Copenhague en décembre 2010 montrent qu’en 2100 le niveau de la mer dans le monde entier pourrait être au moins deux fois plus élevé que les estimations faites dans le 4ème rapport d’évaluation du GIEC : si les émissions non pas été modifiées, il pourrait bien dépasser 1 mètre.
La limite supérieure a été estimée comme une élévation du niveau de la mer de 2 mètres dès 2100. Une fois que les températures mondiales se seront stabilisées, il est prévu que le niveau de la mer continue à s’élever de plusieurs mètres pendant des siècles.

  •  La multiplication des phénomènes climatiques extrêmes

À l’échelle de l’humanité, une moyenne de 200 millions de personnes sont touchées chaque année par les catastrophes naturelles, et près de 70 000 en périssent. L’année 2000 a été marquée par des précipitations et des inondations sans précédent dans de nombreuses régions du globe. L’Italie, la Suisse et l’Angleterre ont subit des dégâts désastreux entre octobre et décembre. À Nagoya (au Japon), les pluies de septembre ont atteint un niveau jamais enregistré depuis 1891.

Durant l’été, le Texas a totalisé 66 jours sans pluie, du jamais vu depuis les observations de 1898. En définitive, l’Atlantique Nord a battu en 2005 des records à la fois en nombre de tempêtes, et à la fois en puissance des cyclones. En août 2003, une canicule inédite a touché l’Europe, et principalement la France, avec 20 000 morts. «Des sécheresses plus sévères et plus longues ont été observées sur des larges étendues depuis 1970, particulièrement dans les régions tropicales et subtropicales» (GIEC, 2007).

Trois ans plus tard, des canicules touchent une partie de l’Europe et de l’Amérique du Nord entraînant notamment une tension sur l’énergie. L’été 2007 sera également celui de feux de forêts importants et de records de températures dans la zone méditerranéenne de l’Europe. Le constat du réchauffement climatique est alarmant. C’est pourquoi la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, à l’origine du dérèglement du climat, est devenue au cœur des préoccupations internationales.

 

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